Bonjour Matthieu Gru. Qui êtes-vous ?

Je suis un passionné de sport de 29 ans. J’ai notamment passé 3 ans en Afrique du Sud où j’ai pratiqué le kayak à haut niveau. Il y a deux ans et demi, de retour en France, à Strasbourg, j’ai eu l’envie de créer une entreprise dans le domaine du sport. Mon idée est partie d’une observation : pourquoi les tapis de course sont-ils motorisés ? Cela n’a pas de sens !

 

Justement, que propose votre entreprise ?

Sprintbok conçoit, fabrique et distribue des tapis de course en bois, non motorisés, et fabriqués en France (quand les leaders du marché des tapis de course sont américains et fabriquent en Asie).

Notre tapis de course (nous n’avons qu’un seul produit qui s’adapte à tous) permet d’avoir des sensations de course similaires à ce que l’on peut avoir à l’extérieur. Il y a un double avantage pour l’utilisateur. D’une part, il choisit sa vitesse naturellement avec ses jambes (qu’il marche lentement, qu’il sprinte ou qu’il fasse du fractionné), comme s’il courait à l’extérieur. D’autre part, l’amorti est bon, ce qui limite les risques de blessures (nos tapis sont équipés de lattes de bois – en multiplis de bouleau).

Pour nos clients (des professionnels, car nos tapis sont hauts de gamme), l’avantage est aussi pécuniaire : nos tapis coûtent moins cher à l’achat, ne consomment pas d’électricité (sachant qu’il faut compter 400€ de facture d’électricité chaque année pour un tapis traditionnel) et ne rencontrent pas les problèmes d’entretien de leurs concurrents (les parties roulantes sont auto-lubrifiées). Ainsi, même si j’ai conçu ce tapis pour le sport, il se révèle aussi être écologique !

 

Revenons sur l’histoire de votre entreprise : comment s’est passé sa création ?

L’aventure a démarré dans ma cave où je pensais faire le premier prototype en 2 mois ! Après cette phase de bricolage, l’entreprise a déménagé à la Pépinière d’entreprises de Hautepierre pour faire le prototypage. Pendant un an et demi, j’ai travaillé avec des kinésithérapeutes, des ingénieurs et des sportifs de haut niveau qui ont permis d’arriver en septembre 2016 à un prototype correct (après une soixantaine d’essais !).

Nous avons obtenu la Médaille d’or au concours Lépine à Strasbourg, et démarré la commercialisation au début de l’année 2017. Nous venons de déménager à la Meinau à Strasbourg, dans des locaux de 900m² afin d’être en mesure de répondre à la demande.

 

Vous êtes lauréat 2016 de Réseau Entreprendre Alsace : qu’est-ce que cela vous a apporté ?

J’ai connu Réseau Entreprendre Alsace par l’intermédiaire de mon comptable, j’ai ensuite rencontré sa directrice et passé les étapes de sélection.

Ce que ça apporte ? Même si c’est d’abord connu pour le prêt (au final vite dépensé), le vrai point fort réside dans l’accompagnement mensuel avec un chef d’entreprise chevronné, et les rencontres (elles aussi mensuelles) avec le club des lauréats. Autrement dit : un porteur de projet a tout intérêt à s’adresser à REA, même s’il n’a pas de besoin de financement.

Un autre gros atout de Réseau Entreprendre Alsace, ce sont les nombreux contacts qui permettent de faire avancer les projets. Essentiel pour moi qui n’étais pas de la région, et qui manquais de réseau. Bref, le Réseau est une bonne manière de se faire recommander !

 

Quels sont vos projets ?

Notre prochain gros objectif est de nous développer à l’international, d’abord en Europe puis aux Etats-Unis qui représentent un gros marché.

L’autre marché sur lequel je souhaite aller, c’est le marché médical (pour le moment, nos clients sont d’abord les salles de sport, les clubs sportifs, etc.).

D’ailleurs, pour poursuivre notre développement, nous recrutons actuellement un(e) chargé(e) de communication / marketing (offre d’emploi sur notre site web) : s’il y a des candidats…

En savoir plus : https://sprintbok.com/