Bonjour Sandrine Eber. Qui êtes-vous ?

A 50 ans, j’ai un parcours dont l’épine dorsale est l’emploi et la formation. J’ai été conseillère puis manager de conseillers chez Pôle emploi (et avant à l’ANPE). J’ai quitté à plusieurs reprises cette institution nationale publique chargée de l’emploi en France (et y suis donc revenue !).

J’ai également été chargée de développement dans un centre de bilan de compétences. J’ai suivi un Master en Formation. Et j’ai été impliquée dans une association que j’avais créée avec des amis pour faire la promotion de l’art contemporain à Strasbourg. Pendant 6 ans, j’ai ainsi géré Colod’Art (pôle d’activités artistiques à la Meinau, qui accueille des ateliers d’artistes, une école de danse, des évènements artistiques, des séminaires…), avec de gros projets à mener (rénovation urbaine, festivals…) en lien avec des acteurs importants comme la Ville de Strasbourg.

Et – enfin –, je suis aussi autoentrepreneur dans la bijouterie de fantaisie. Dans ce cadre, j’ai cherché à me professionnaliser. J’ai alors rencontré l’ancien gérant de la Table d’émeraude (Sainte-Marie-aux-Mines dans le Haut-Rhin), un centre de formation en bijouterie/joaillerie pour particuliers et professionnels. J’ai alors envisagé de reprendre ce centre de formation.

 

Mais finalement, ce fut une création d’entreprise, et non une reprise…

Oui. Le centre de formation avait du potentiel, mais avait des marges de progrès à réaliser (en termes de gestion et d’ambitions). C’est pourquoi j’avais fait une proposition de reprise d’entreprise. Mais celle-ci n’a pu aboutir ; du coup, je suis partie sur la création d’un centre de formation, toujours en bijouterie / joaillerie, et toujours à Sainte-Marie-aux-Mines : L’Atelier d’Emeraude. L’ancien centre de formation avait fermé en octobre 2016.

 

Justement, que propose L’Atelier d’Emeraude ?

L’Atelier d’Emeraude propose des formations professionnalisantes, en formation continue, pour les professionnels (autoentrepreneurs, artisans) et personnes en reconversion professionnelle… Les formations sont toutes sur-mesure afin d’accompagner les formés dans leurs problématiques et d’élargir leur champ de compétences, tant en matière de techniques modernes qu’anciennes. Il y a une vingtaine de modules, allant de 70 à 1200 heures.

Le centre propose aussi la possibilité d’accéder à une formation CAP arts et techniques de la bijouterie joaillerie, toujours en formation continue.

 

Qu’est-ce qui vous différencie des autres centres de formation ?

D’abord, il y a peu de centres de formation dans notre domaine (les principaux étant à Paris et Saumur).

Ensuite, notre différenciation, c’est la souplesse. Nos formations sont modulables, tant en termes de contenu que de dates pour les candidats en reconversion et sur-mesure pour les professionnels ! Une formation peut démarrer dès lors qu’elle a reçu un financement.

Et tous les collaborateurs sont toujours bijoutiers à côté : leur activité continue !

 

Quels sont vos projets ?

Il y en a plein ! Disons : proposer des stages pour les amateurs, travailler sur un logiciel pour les bijoutiers (qui leur permettrait d’éviter le stock mort, d’aller plus loin dans leurs créations, et d’avoir une plus grande souplesse avec leurs clients), devenir un pôle international du bijou (nous envisageons de passer d’un atelier de 250m² à un nouveau de 600m²), remettre en œuvre des techniques anciennes (gravure à l’ancienne par exemple), etc. !

 

En quoi être en contact puis lauréate de Réseau Entreprendre vous a aidé dans votre projet ?

Dès lors que j’avais un projet, j’ai cherché à me faire accompagner. C’est pour moi essentiel, car je suis seule sur la partie gestion (quand mes associés ou collaborateurs sont experts en bijouterie ou haute horlogerie). J’ai alors identifié Réseau Entreprendre Alsace.

Cela a commencé lorsque j’avais un projet de reprise. Il a d’abord fallu s’assurer que je sois éligible, ce que j’ai fait avec la Directrice (Annick Rudolf) et la Coordinatrice Haut-Rhin (Patricia Mary). Tout au long de mon parcours, elles m’ont suivie et encouragée.

Les entretiens avec les chefs d’entreprise de Réseau Entreprendre Alsace sont nombreux pour devenir lauréat. Ils permettent de mettre en perspective les projets et de les travailler (business plan, présentation du projet…), via un regard externe et bienveillant sur le projet et son développement.

Lauréate 2017, les accompagnements collectifs (club des lauréats) et individuels démarrent tout juste. J’en attends beaucoup : c’est de la nourriture intellectuelle. C’est aussi se rendre compte qu’on n’est pas tout seul !

 

Que diriez-vous à un porteur de projet qui hésiterait à contacter Réseau Entreprendre Alsace ?

Que c’est un réseau de chefs d’entreprise, bienveillants, motivés.

Qu’il n’y a pas mieux en termes de disponibilité et de soutien.

Que le parcours mis en place est une vraie plus-value.

Qu’il permet d’échanger avec des chefs d’entreprise, chevronnés (qui accompagnent), ou des jeunes créateurs ou repreneurs d’entreprise (les lauréats notamment).

Que c’est un vecteur de communication, où circulent énormément d’informations.

 

En savoir plus sur le centre de formation : www.latelierdemeraude.com