Réseau Entreprendre dévoile les résultats d’une enquête sur les raisons qui freinent l’ambition des entrepreneurs en France. L’enquête, la première issue de l’Observatoire Réseau Entreprendre et menée auprès de 1552 dirigeants de TPE-PME révèle les craintes des chefs d’entreprise, leurs freins mais aussi les leviers de croissance qu’ils identifient. Elle fait le lien également entre croissance et gouvernance.

3 entrepreneurs sur 4 prudents en matière de croissance

Réseau Entreprendre a sondé les dirigeants sur leur perception de la croissance. Le premier constat est révélateur: pour 75% des entrepreneurs, la prudence est de mise en termes de vitesse de croissance.

– 52% se qualifient d’entrepreneur de croissance modérée, considérant que le taux de croissance a une limite, au-delà duquel l’entreprise peut être mise en péril.

– 23% des dirigeants interrogés ne se définissent même pas comme un entrepreneur de croissance, celle-ci n’étant pas un critère de réussite de leur entreprise.

– Seuls ¼ des entrepreneurs de l’étude (25%) se disent n’avoir aucune limite dans ce domaine.

L’envie du dirigeant, principal moteur de la croissance

De la perception décomplexée de la croissance à la croissance réelle de l’entreprise, il y a déjà un pas. L’enquête le montre en croisant les données. 40% des entrepreneurs du panel de l’étude présentent un taux de croissance annuel supérieur à 10%. Plus de la moitié d’entre eux (52%) déclarent n’avoir aucune limite en matière de croissance. A l’inverse, les dirigeants qui connaissent une croissance inférieure à 10% affichent en grande majorité (61%) une position prudente face à la croissance.
Frédérique Jeske, directrice générale de Réseau Entreprendre, commente ce résultat : « Aussi évident que cela puisse paraître : la croissance commence par le dirigeant. L’aider à renforcer sa  confiance, à rêver plus grand est déjà un levier psychologique sur lequel il est possible de travailler, dans le cadre d’un accompagnement  ».  « Une des craintes souvent exprimées par les dirigeants dans nos entretiens et qui se confirme dans cette étude est le risque de perdre, à la suite d’une croissance forte, le contrôle de son entreprise ».