Au cœur de l’épreuve ou pour éviter la déroute, Christian Cantin, vice-président de Réseau Entreprendre® Adour, en charge du pays basque, aide à établir des passerelles.
Témoignage :
"En période de crise, les créateurs et repreneurs ne doivent pas rester isolés. C’est pourquoi, une fois par mois, je m’efforce d’appeler tous les lauréats Réseau Entreprendre® de mon secteur (le pays basque).
Ensemble, nous parlons du pilotage de leur société. Pour les projets sous-capitalisés au départ, la trésorerie souffre énormément au moindre coup de vent. Le maître-mot est donc l’anticipation : il faut voir arriver la cessation de paiements pour la prévenir. Je suis bien placé pour le savoir car je suis aussi juge au tribunal de commerce et délégué consulaire à la Chambre de Commerce. Je sais combien, en amont, le dialogue avec d’autres professionnels permet d’être aux aguets face aux difficultés qui peuvent survenir.
Et quand malheureusement arrive une liquidation, les passerelles établies peuvent aider à rebondir. Je pense notamment à un sous-traitant industriel qui s’était pris la crise de plein fouet. Alors qu’il était en liquidation, nous lui avons présenté un repreneur. Résultat : ce créateur n’a pas perdu son travail et trois emplois sur huit ont été sauvés. Je pense à un autre lauréat, en grande difficulté. Sa société a également été reprise grâce au travail de mise en réseau. Il est même encore actionnaire minoritaire. Dans ce genre de situations, il s’agit que la casse soit la moins grande possible et que les acteurs s’en sortent par le haut." |