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| "Nous avons besoin du regard des femmes entrepreneuses" |
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| Pourquoi consacrer un dossier aux femmes qui entreprennent ? |
| Nous sommes militants de la cause entrepreneuriale. Si nous voulons que de plus en plus de personnes soient éveillées à la vocation d’entrepreneur, il nous faut les rejoindre dans toute leur diversité. Nous avons par exemple une action spécifique à destination des jeunes, des créateurs qui misent sur l’innovation technologique ou l’entrepreneuriat social (ndlr : qui place le social au cœur de son projet). C’est dans cet esprit que nous souhaitons aussi rejoindre, dans leurs attentes et préoccupations, les femmes qui portent des projets. Elles ne représentent actuellement que 15% des lauréats de Réseau Entreprendre, ce qui correspond au pourcentage de femmes chefs de PME. |
| Quelle action mettez-vous en place à leur endroit ? |
| En novembre 2008, nous avons signé un partenariat avec Fédération Pionnières, un réseau d’accompagnement de femmes créatrices d’entreprises. Présent dans toute la France, il aide des « lauréates Pionnières » à monter leur business plan et propose un hébergement physique des nouvelles activités pour plusieurs mois. Pour contribuer au financement de ces projets, Réseau Entreprendre peut prendre le relais de Fédération Pionnières en proposant aux candidates sélectionnées un prêt d’honneur. |
| Y a-t-il une manière féminine d’entreprendre ? |
| Les données en notre possession nous le montre : les femmes entreprennent plus jeunes (36,5 ans contre 39 ans pour les hommes). Elles apparaissent très concrètes, très réalistes. C’est aussi pour cela que nous avons besoin de leur richesse. Plus nous aurons de lauréates, plus nous pouvons espérer avoir d’adhérentes qui auront leur propre regard comme accompagnatrice, comme membres des clubs ou des comités d’engagement de Réseau Entreprendre. |