Ce qui m’a motivée, c’est l’envie d’apporter ma vision et mon expérience. Le défi de préparer l’avenir de la menuiserie de la faire évoluer, tout en préservant son savoir-faire, la qualité de son travail et ses valeurs humaines.
Être la 7ᵉ génération donne un sentiment de responsabilité : il y a une réputation à maintenir et tout le travail construit par les générations précédentes. Une reprise d’entreprise, c’est de longs mois de réflexion avant de se lancer.
L’entreprise s’appuie sur un savoir-faire artisanal et des équipes qualifiées, l’ancrage local est une vraie force. Nous avons la chance d’évoluer dans un environnement où les relations humaines, la proximité et la confiance ont encore beaucoup d’importance. Cependant, le milieu rural présente un défi important en matière de recrutement et d’attractivité du territoire. Les profils qualifiés sont difficiles à trouver, il faut réussir à attirer des personnes qui ne vivent pas dans le secteur.
D’abord prendre le temps de bien distinguer l’histoire familiale du projet entrepreneurial. Il faut beaucoup communiquer avec la génération qui transmet, car les attentes, les habitudes et les façons de travailler sont différentes.
Je conseillerais de bien s’entourer, trouver des conseils extérieurs spécialisés, c’est indispensable. Enfin, il faut accepter que la légitimité se construise dans le temps. Le nom de famille peut ouvrir la porte, ensuite il faut trouver sa place, prendre des décisions et montrer que l’on est là pour faire vivre et développer l’entreprise sur le long terme.