1. Quel est ton parcours ?

Terminé mes études d’Ingénieur Commercial à la VUB à 22ans en 81, service militaire Para Commando terminé fin 82, engagé dans le groupe familial anversois De Keyser Thornton (agence maritime, expédition, ateliers de réparation de containers et distribution de pièces de rechange) en commençant par  6 mois de formation à Londres dans le maritime. Mariage en 83. En 87 je quitte Anvers et vais travailler pour le groupe Lhoist à Liège comme responsable des transports … trains, navigation intérieure + maritime vers la Suède, camions Belgique et pays limitrophes, ensuite aussi achats de combustibles, vente de sous-produits, planning, bref en gros la « logistique ». Tout cela coaché par Robert Goffin à qui je dois une éternelle reconnaissance pour cette merveilleuse formation et expérience. Fin 91 je donne ma démission pour des raisons de santé, je crée ma société de management CCOGEFIMO SA et vais travailler à Gand. Un bref retour dans le maritime ! Début 93 je quitte Gand et après m’être intéressé à une société de distribution de peinture et de tapis je finis par racheter les Savonneries Bruxelloises en novembre 1993.

En 1998 je reprends les parts de mes associés dans la Savonnerie (la famille de Broux) et en 2001 je revends ces parts à mon neveu François Van de Velde. Un formidable aventure (une belle croissance, 80% à l’export) que nous avons finalisée François et moi après 19 années de complicité en revendant nos parts et l’immobilier fin 2019 à un super duo de jeunes enthousiastes Max de Villenfagne et Max Pecsteen.

2. Peux-tu nous présenter l’activité de ton/tes entreprises et comment t’est venue l’idée de la/les développer ?

J’ai créé ma société de management en 1991 sur les conseils de François Detandt.
Cogefimo  a commencé par du conseil (Gand) et a ensuite investi dans divers secteurs.
Le « Bread and Butter » était la Savonnerie (1993- vendu fin 2019)
+ l’imprimerie (Bruxelloise) Handley 2005- vendue en 2014 que mon épouse a dynamisée,
+ des parts dans Thornton  & C°  à Anvers ( ce qui restait du groupe familial) 1998- participation vendue en 2011.
+ de l’immobilier
+ des placements financiers.
La Savonnerie a été le moteur qui a permis à Cogefimo de s’épanouir.

Il a fallu constamment être à l’écoute du marché, évaluer les nouvelles tendances, innover  et  tenir compte des adaptations indispensables suite aux  décrets européens (et législations  internationales)  pour les formulations, pour la sécurité dans l’usine, et pour le suivi administratif.
Modify or Momify … dixit le Baron de Vaucleroy !

3. Quel a été l’élément déclencheur pour toi pour entreprendre ?

L’expérience Lhoist a été formidable, malheureusement au détriment de ma santé. J’ai créé ma société de management Cogefimo  fin 1991 et donné ma démission, travaillé encore quelques mois comme indépendant pour le groupe Lhoist et trois jours après avoir quitté j’ai enfin trouvé un médecin qui me diagnostiqua une Spondylarthrite Ankylosante, une maladie dégénérative. Mon année à Gand fut providentielle pour m’apprendre à gérer la maladie et à 63 ans je me porte comme un charme malgré toutes les années de travail et de stress.

J’avais l’outil, le soutien de mon épouse, je souhaitais être mon propre patron et j’ai eu la chance de trouver la perle bruxelloise. Beaucoup de travail (blood,sweat and tears) … et beaucoup de satisfaction. Pas un jour de regrets.

4. Pourquoi rejoindre REB ? Qu’est-ce qui t’a donné envie de t’engager en tant que membre accompagnateur ?

François Lagae et Arnaud van Doosselaere (deux membres du réseau) m’ont parlé de leur expérience REB avec enthousiasme. J’ai toujours aimé aider les jeunes. Mon fils unique est parti s’installer en France avec sa compagne et je ne serai pas de grande utilité pour leur projet d’accueil et de permaculture même si je les soutiens.
J’ai mis un an pour prendre du recul et mettre de l’ordre dans mes affaires. Maintenant je peux offrir du temps aux jeunes !

5. Un conseil à tous les (futurs) entrepreneurs  ?

Un arbre peut facilement cacher la forêt. Il ne faut pas hésiter à s’entourer de personnes qui écoutent et qui  peuvent aider à prendre de la hauteur pour analyser et relativer. Le « helicopter view » est indispensable.