Entrepreneurs, la connaissance de soi est un outil d’efficacité professionnelle !

Si l’on parle de création d’entreprise comme d’une aventure c’est bien parce que la part d’inconnu y est forte. Il y a pourtant une donnée maitrisable : vous. En apprenant à mieux vous connaitre, vous pourrez gagner du temps et apprendre à vous entourer. Découvrons avec Michel Guierre, fondateur de Solutions Croissance et membre de Réseau Entreprendre Tarn, comment la connaissance de soi est un puissant outil d’efficacité professionnelle.

 

On évoque plus souvent le sujet de la connaissance de soi dans l’univers des ressources humaines. Pourquoi est-ce aussi un enjeu pour l’entrepreneur ?

Je vais commencer par une raison très évidente pour le créateur d’entreprise : travailler sur soi permet de connaître ses facteurs de motivation. Lorsque l’on lance une entreprise, il est indispensable de savoir pourquoi. En cas de coup dur, se rappeler cette motivation permettra d’aller puiser dans ses ressources personnelles plus facilement.

Être plus efficace est aussi une des raisons qui doit pousser les entrepreneurs à faire ce travail d’introspection. En effet, lorsqu’une personne réalise des tâches qui ne correspondent pas à ses préférences comportementales, cela lui coutera plus de temps et d’énergie. Lorsque l’on se connait, il est possible de savoir ce que l’on aura du mal à faire. Identifier ses faiblesses permet donc de savoir sur quoi déléguer pour gagner du temps.

Identifier ses faiblesses permet donc de savoir sur quoi déléguer pour gagner du temps.

Cela m’amène à la troisième raison que je voudrais souligner aux entrepreneurs pour qu’ils aient conscience de l’utilité de ce travail : apprendre à s’entourer. Choisir son associé, ses salariés, ses partenaires, … ne peut se faire que si je sais qui je suis et de quelle complémentarité j’ai besoin non pas en termes de compétences mais de personnalité. Aucun entrepreneur ne peut prétendre posséder toutes les qualités du dirigeant idéal ; cela qui réussit est celui qui sait s’entourer ; et pour s’entourer efficacement, il faut bien se connaître.

Cela qui réussit est celui qui sait s’entourer ; et pour s’entourer efficacement, il faut bien se connaître.

Comment l’entrepreneur peut-il faire ce travail de connaissance de soi ? A-t-il besoin de faire appel à des experts pour cela ?

Nous travaillons sur nous-même un peu tous les jours, car nous cherchons tous à nous améliorer et à progresser. Mais il n’est pas toujours évident de porter un regard objectif sur soi c’est pourquoi je conseille aux dirigeants de chercher l’effet miroir soit par des méthodologies professionnelles de connaissance de soi (j’utilise beaucoup la méthode des couleurs) qui apportent des réponses précises, soit par l’ouverture à des personnes extérieures qui peuvent réaliser cet effet miroir par l’échange, comme c’est le cas avec les accompagnateurs bénévoles de Réseau Entreprendre qui prennent du temps au quotidien pour échanger avec les entrepreneurs lauréats.

Mais il n’est pas toujours évident de porter un regard objectif sur soi c’est pourquoi je conseille aux dirigeants de chercher l’effet miroir.

Bien se connaitre est une première étape. La seconde est-elle celle de chercher à comprendre son interlocuteur ?

 Décrypter le comportement de son interlocuteur va permettre de s’y adapter pour obtenir une relation plus efficace quel que soit l’objectif visé (management avec un salarié, vente avec un client, etc.)

Pour cela, il faut se mettre en posture d’écoute et d’observation puis analyser tous les signaux reçus pour essayer de comprendre les attentes de son interlocuteur. Il y a une classification bien connue des commerciaux qui permet d’identifier les attentes de l’autre ; il s’agit du SONCAS (S pour Sécurité, O pour Orgueil, N pour Nouveauté, C pour Confort, A pour Argent et S pour Sympathie). Je voudrais ici prendre un exemple pour illustrer l’intérêt de la méthode : quand un entrepreneur va réaliser ses premières ventes et se heurter à un client qui cherche à négocier le prix, le premier réflexe pourrait être de se dire que le produit ou service n’est pas positionné au bon tarif pour le marché. Il s’agit pourtant peut-être simplement d’un interlocuteur qui a pour attente l’argent. Le tarif en tant que tel n’est donc pas nécessairement mauvais mais l’interlocuteur a besoin de le négocier pour se sentir compris.

En conclusion, je voudrais redire combien se connaitre et connaitre l’autre est un véritable accélérateur de communication. Dans une aventure entrepreneuriale où le créateur manque souvent de temps, c’est donc particulièrement utile.

 

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