Comment est né le projet Dessintey ?

C’est l’histoire de Pascal GIRAUX, médecin spécialisé en rééducation au CHU de Saint-Etienne, qui utilisait une méthode thérapeutique nouvelle (thérapie miroir) pour aider les patients, notamment victimes d’AVC, à réapprendre à bouger leurs membres supérieurs. Après avoir travaillé près de 10 ans pour faire naître un premier prototype, il a compris qu’il ne pourrait pas poursuivre seul le projet car il rencontrait des problématiques entrepreneuriales comme le développement d’un produit industriel, le besoin de financement ou la mise sur le marché. Davy Luneau et moi-même sommes devenus ses associés.

Nous avons des savoir-faire différents mais nous mettons toutes nos forces dans cette aventure. Notre trio possède une vraie complémentarité de compétences et plus important encore une vision commune du projet !

 

Cette vision, est-ce celle d’un entrepreneuriat porteur de solution ?

Nous sommes face à des patients qui ont vécu de gros traumatismes, qui sont parfois désociabilisés ou en perte d’autonomie. Donc oui, apporter des solutions à ces patients est plus qu’un moteur pour nous, c’est la raison d’être de notre entreprise !

 

Votre entreprise est dans le secteur que l’on appelle aujourd’hui la Tech for Good. Le marché est en pleine structuration. Avantage ou inconvénient ?

Le secteur de la Tech for Good, et la santé en particulier, présente trois spécificités ou plutôt complexités :

  • L’accès au marché est plus compliqué car les clients sont des médecins ou des hôpitaux
  • La réglementation est plus complexe donc les délais de mise en marché sont plus longs
  • Les financements sont plus difficiles à trouver car les financeurs ne comprennent pas toujours les technologies de santé.

Aujourd’hui ce marché se structure et c’est une bonne chose pour démocratiser cet écosystème et rendre plus accessible les financements.

Dans notre cas, nous avons la chance d’avoir un médecin dans l’équipe des fondateurs ; cela rassure les partenaires et les clients. Nous pouvons ainsi allier une bonne compréhension du terrain, des clients et celle du business.

 

Dans cette aventure collective, vous ne vous sentiez donc pas seul. Pourquoi avez-vous néanmoins sollicité l’accompagnement de Réseau Entreprendre ?

Nous nous sommes tournés vers Réseau Entreprendre car nous avions besoin d’un regard extérieur qui nous challenge et nous légitime dans le chemin que nous étions en train de construire. Grâce à Réseau Entreprendre Loire, nous avons rencontré de nombreux chefs d’entreprise expérimentés ; cela nous a rassuré qu’ils nous disent que nous faisions bonne route !

Même si nous sommes à trois, cela nous semblait important de pouvoir parler de nos soucis à l’extérieur et de nous sentir entourés. En se lançant dans l’entrepreneuriat, nous vivons un rythme un peu décalé par rapport aux personnes salariées. Chez Réseau Entreprendre, nous avons l’impression d’être en famille, de pouvoir poser nos valises et de faire une pause rassurante. Nous y partageons les bonnes et les mauvaises nouvelles avec des personnes qui nous comprennent. Certains jours, c’est même décisif ! Par exemple, la levée de fonds nous a consommé beaucoup d’énergie ; à ce moment-là le regard bienveillant de Réseau Entreprendre nous a aidés à tenir.

nous avions besoin d’un regard extérieur qui nous challenge et nous légitime.

Vous évoquez l’effet psychologique de l’accompagnement. Réseau Entreprendre vous a-t-il également été utile dans vos recherches de financement ?

En effet, nous avions besoin de financement et c’est la seconde raison qui nous a poussés à solliciter Réseau Entreprendre. Le prêt d’honneur Réseau Entreprendre fût très utile mais également l’aide des chefs d’entreprise de l’association qui nous ont ouvert beaucoup de portes et permis de mieux connaitre les aides disponibles.

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Noël by Réseau Entreprendre