Après plus de 20 ans passés au sein d’ACTUAPLAST, Céline Le Gallic et son associé Fabrice Collet ont franchi le cap de la reprise d’entreprise. De salariés à dirigeants, ils ont su transformer leur connaissance du terrain en projet entrepreneurial solide, malgré les défis du financement. Accompagnée par Réseau Entreprendre® Bretagne et par TotalEnergies, Céline Le Gallic revient sur les étapes clés de cette transition et partage ses conseils à ceux qui souhaitent, eux aussi, se lancer dans l’aventure de la reprise.

Céline Le Gallic, avec votre associé, vous étiez salariés de ACTUAPLAST avant la reprise de l’entreprise. Pouvez-vous nous présenter votre activité et nous expliquer les raisons qui vous ont poussé à reprendre l’entreprise ?
ACTUAPLAST a pour activité la fabrication de pièces plastiques techniques, à destination du secteur automobile, de la machinerie agricole, de l’aéronautique et de la défense.
L’entreprise a 25 ans. Fabrice et moi-même étions salariés respectivement depuis 23 et 20 ans. Nous avons connu et participé à la croissance de l’entreprise qui est passée de 20 à 140 salariés. Fabrice a évolué du rôle de commercial à celui de directeur de production, et j’ai évolué de qualiticienne à directrice service support. Nous avons tout fédéré ensemble pour construire un projet homogène et cohérent, tout en assurant la qualité au service de la production. Au fil des années, nous avons appris à aimer travailler ensemble, et lorsque le fondateur a envisagé son départ à la retraite, il est apparu évident, aux yeux de tous, que nous devions faire partie de la suite.
Nous avons réussi à trouver une solution de compromis avec le fondateur, qui nous a confié les rênes de l’entreprise le temps que nous rassemblions les fonds pour la racheter. Je suis également retournée sur les bancs de la faculté pour suivre un master en Management des entreprises.
Et c’est en rencontrant Réseau Entreprendre® que la magie a opéré. En pleine recherche de financements, notre expert-comptable nous conseille de nous rapprocher d’Anne Gillet chez Réseau Entreprendre® Bretagne, qui nous a grandement aidés à rendre possible notre projet de reprise d’entreprise
Vous avez été accompagnée par Réseau Entreprendre® Bretagne, quelles ont été les étapes les plus marquantes de votre accompagnement ?
L’étape marquante dont je me souviendrai longtemps est ce coup de téléphone d’Anne qui me dit que notre dossier est top mais qu’il ne passe pas à cause du montage financier. Et c’est avec toute la bienveillance du monde qu’elle me dit qu’elle va nous aider.
Honnêtement, nous aurions pu abandonner plusieurs fois, car la recherche de financements était longue, nous n’en voyions pas le bout. Chez Réseau Entreprendre®, on trouve bien plus que des financements, on reçoit des conseils, du soutien, de l’expertise, et surtout : on appartient à un réseau. Nous avons rencontré un investisseur qui partage nos valeurs et notre vision pour l’entreprise. Sans Réseau Entreprendre®, nous n’aurions pas réussi à concrétiser notre projet, ou alors nous l’aurions sûrement mal concrétisé.
Chez Réseau Entreprendre®, on trouve bien plus que des financements, on reçoit des conseils, du soutien, de l’expertise, et surtout : on appartient à un réseau.
Vous avez également été accompagnée par TotalEnergies : quels ont été les apports et les bénéfices de cet accompagnement ?
L’accompagnement de TotalEnergies a également été déterminant. À nouveau, sur le volet financier, le prêt à taux 0 a été un réel coup de pouce qui a permis la réalisation du projet.
Nous avons aussi eu de nombreux échanges avec le directeur régional Bretagne de TotalEnergies qui nous a aidés en partageant son expertise et ses conseils.
Quels conseils donneriez-vous à des futurs entrepreneurs, aujourd’hui salariés, qui souhaitent se lancer dans la reprise de leur activité ?
Selon moi, le plus important c’est de bien s’entourer. On ne peut jamais tout savoir et tout connaître, c’est en allant chercher de l’expertise qu’on y arrive.
Les anciens disaient « pour vivre heureux, vivons cachés », mais en entrepreneuriat c’est tout le contraire. C’est important d’aller chercher tous les conseils sur les sujets pour lesquels vous n’êtes pas expert ; et la bienveillance est contagieuse, c’est un cercle vertueux !
Enfin, plus concrètement sur la reprise d’activité en étant salarié, je pense qu’être en binôme permet de traverser les tempêtes de façon différente. Cela favorise l’échange, un meilleur fonctionnement, et surtout, on ne rumine pas sur des sujets qui ne sont pas importants. Il est aussi important de bien choisir son binôme. De notre côté, nous avions la même vision, les mêmes valeurs et sommes très complémentaires.
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