« La gouvernance pour continuer d’être entouré »

Témoignage de Jérôme Cohade

 

Jérôme Cohade a repris l’entreprise Plébac en 2011. Lauréat de Réseau Entreprendre Aquitaine, il a voulu prolonger les bienfaits de l’accompagnement en mettant en place un comité consultatif inspiré des valeurs de Réseau Entreprendre. Témoignage.

 

Pourquoi avez-vous mis en place un comité consultatif chez Plébac?

J’anticipais que mon accompagnement allait s’arrêter et j’avais envie de continuer à être entouré. L’accompagnement Réseau Entreprendre m’a donné gout à cette possibilité de sortir de l’isolement, d’échanger et de prendre des décisions en conscience après un échange avec des pairs. Je crois particulièrement à l’adage qui dit « Quand on rend compte, on se rend compte ». La mise en place du comité était donc évidente pour moi.

J’avais envie de continuer à être entouré.

 

De qui est composé votre comité ?

Au départ, ce sont des gens qui connaissaient Plébac et avec qui il y avait de relations humaines sincères. Mon critère de sélection premier était la liberté d’expression. Il était indispensable que chacun puisse s’exprimer librement.

Les 5 premières personnes à avoir rejoint le comité étaient extérieures à l’entreprise mais toutes étaient dans le conseil (comptable, avocat…). Au bout d’un certain temps, quand le comité fût bien installé, il est ressorti comme inconvénient majeur que ces personnes ne soient pas indépendantes. Nous avons travaillé au renouvellement des membres (je renouvelle un membre chaque année). Les membres du comité m’ont proposé des remplaçants que j’ai rencontrés. J’ai ensuite invité les candidats à une séance du comité pour qu’ils indiquent s’ils voulaient l’intégrer ou non. Nous avons maintenant davantage des profils d’entrepreneurs de croissance.

 

Comment fonctionne votre comité consultatif ?

J’envoie une fois par mois au comité le reporting de l’activité de l’entreprise. Cela me permet de prendre du recul. Le comité se réunit 4 fois par an sur une demi-journée.
Chaque comité consultatif d’entreprise est différent. Chez Plébac, nous avons créé une charte du comité consultatif qui précise la composition, la finalité, les valeurs, les modalités de renouvellement des membres, le suivi et le reporting. Il faut que chacun adhère à cette charte. C’est important qu’il y ait de la confiance.

C’est important qu’il y ait de la confiance. 

 

Votre comité a-t-il eu un impact fort sur votre entreprise ?

Je me nourris des échanges que nous avons pendant ces séances ; mettre les mots sur les situations, cela aide à prendre les décisions. Le comité m’apporte beaucoup. A titre d’illustration, le comité m’a permis d’identifier qu’il fallait que je fasse pivoter l’entreprise car le marché sur lequel j’étais positionné était en forte mutation. L’activité qui était principale au moment de la reprise de l’entreprise représente aujourd’hui à 10 % du Chiffre d’affaires.
Le comité a été bienveillant quand ça allait mal et exigeant quand ça allait bien. Il est un vrai soutien et je dirais même qu’il m’a aidé à sauver la boite.

Il est un vrai soutien et je dirais même qu’il m’a aidé à sauver la boite. 

 

Le comité est un organe de gouvernance extérieure à l’entreprise. Avez-vous des instances internes ?

Deux ans après la constitution du comité consultatif, j’ai ressenti le besoin d’organiser également les échanges en interne. J’ai donc mis en place un comité de direction dans l’entreprise. Ces différents comités ont tous le même objectif : m’aider à prendre des décisions qui favorisent la mise en application et les résultats.

Ces différents comités ont tous le même objectif : m’aider à prendre des décisions. 

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