Chez Réseau Entreprendre, nous sommes convaincus que les entreprises familiales sont essentielles à l’économie et que les chefs d’entreprise sont garants d’une vision à long terme et de la responsabilité sociale et sociétale de leur entreprise. Olivier de La Chevasnerie, Président de Réseau Entreprendre porte ce positionnement dans cette tribune publiée sur le site de Challenges le 15 mars 2021

 

Nos économies sont le creuset d’un combat entre deux capitalismes bien distincts. Le capitalisme financier qui depuis 40 ans ne cesse de gagner du terrain avec le dictat de la marge. Et le capitalisme familial qui, au fond, demeure le socle de notre économie française car il constitue toujours l’essentiel de nos PME et ETI. Ce capitalisme familial est peu valorisé dans les business schools. Pourtant, il repose sur des valeurs solides et sait donner du sens à nos entreprises.
Nos plus belles histoires d’entreprises sont toujours écrites par des familles. Elles sont gages de stabilité, elles donnent confiance car elles engagent dans le long terme. A leur développement est toujours attaché un territoire. Ces entreprises familiales, à l’instar de M. Jourdain qui faisait de la prose, pratiquent aussi la RSE sans le savoir, en partageant leur réussite avec leur territoire.

 

L’entreprise familiale, un capitalisme patriote

Et puis l’entreprise familiale a une dimension sociale qu’il ne faut pas sous-estimer. Elles grandissent avec leurs salariés et de cette aventure commune nait souvent un attachement réciproque. Nous devons davantage nous inspirer des valeurs du capitalisme incarné par ces familles. C’est un capitalisme patriote qui a une vision de long terme, de proximité avec son territoire, ses salariés et ses parties prenantes. Il sait donner du sens à son action car dans son calcul de valeur, il intègre d’autres éléments que la rentabilité immédiate. Le chef d’entreprise qu’il s’agisse d’une PME ou d’une société du CAC 40 a une responsabilité sociale et sociétale. Il est du rôle de l’actionnaire de prendre la dimension de ce monde qui change et d’intégrer lui-même ces impératifs dans son pilotage.