Comment financer son développement à l’international ?

DIRECT EXPERT – Alain Renck

Ancien directeur international de Bpifrance et Président de Réseau Entreprendre Alsace, Alain Renck, revient sur les coûts associés au développement international de votre entreprise et les solutions disponibles.

 

En introduction, vous souhaitiez faire une mise en garde sur l’investissement que représente un développement international.

En effet, si dans un autre article sur ce blog [mettre le lien vers l’article] j’ai évoqué la nécessité d’aller à l’international pour se développer, je souhaite également mettre en garde les entreprises sur le cout que cela représente. Il serait illusoire par exemple pour une entreprise en difficulté de se lancer en espérant y décrocher des marchés salvateurs car le retour sur l’investissement est en général assez long. Se lancer à l’international est comparable à un marathon : il faut des sucres lents pour tenir dans la durée.

Se lancer à l’international est comparable à un marathon 

 

Combien de temps sont nécessaires pour obtenir les premiers résultats d’un investissement à l’étranger ?

Cela dépend de la manière dont l’entreprise se lance à l’international mais par exemple pour l’ouverture d’une filiale de production en Chine c’est un horizon de 3 – 5 ans qu’il faut avoir en tête. Pour un bureau de représentation commerciale, la visibilité est en général plus immédiate, autour d’un an.

 

Quels sont les types financements disponibles pour se lancer à l’international ?

Je souhaiterai d’abord donner deux conseils aux entrepreneurs :

– cherchez vos financements dans votre pays d’origine. Ce n’est pas le pays où vous espérez vous implanter qui vous financera mais celui où vous êtes déjà et où vous avez fait vos preuves qui vous fera confiance.

– ne négligez pas le besoin en fonds de roulement nécessaire à l’export : mise aux normes, dépôt de brevets, investissement matériel et humains… tous ces coûts sont importants mais peu attractifs pour les financeurs bancaires, c’est pourquoi de nombreuses aides existent.

 

Quels sont les outils qui permettent de financer ce besoin en fonds de roulement ?

BpiFrance propose de nombreux outils comme l’Assurance Prospection qui permet d’obtenir immédiatement de la trésorerie pour financer les dépenses liées au développement à l’international. Il s’agit d’une assurance qui prend en charge une partie de ces dépenses si la prospection engagée par l’entreprise ne permet pas le développement du chiffre d’affaires envisagé.

Il y a également le Prêt Croissance International dont les montants peuvent être importants (jusqu’à 5 millions d’euros) et visent les investissements lourds comme l’implantation d’une filiale de production, le rachat d’une entreprise à l’étranger ou des dépenses immatérielles importantes.

 

Quels autres aides peuvent-elles être utiles quand on se lance à l’international ?

J’évoquerai le Crédit Export qui, bien qu’assez complexe à mettre en place, peut permettre des ventes de niveaux importants : ce dispositif permet de proposer à l’acheteur étranger un prêt pour financer les ventes de l’exportateur français et donc la possibilité qu’il réalise des commandes plus importantes.

Je souhaite également attirer l’attention des entrepreneurs sur l’Assurance Change. Il est en effet courant de signer un devis puis de voir le taux de change évoluer jusqu’à la vente. Afin de garantir la marge attendue sur la vente, je conseille de signer une assurance change.

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